
La DSI n’a vraiment pas la tâche facile. Elle doit s’aligner sur des objectifs métier de plus en plus axés sur la croissance et son accélération, tout en veillant à ne pas dépasser son budget.
La DSI doit maîtriser les coûts d’exploitation tout en assurant le support opérationnel d’un portefeuille croissant d’applications web, cloud et mobiles. Parallèlement, il lui faut trouver le moyen d’accélérer. Elle fait partie des neuf dirigeants sur dix soumis à des pressions pour lancer de nouvelles applications plus rapidement.
Je n’envie pas le moins du monde le DSI. Cet exercice d’équilibriste permanent entre les innovations génératrices de revenus et la modernisation nécessaire pour réaliser des économies doit donner bien des maux de tête à de nombreux dirigeants.
Mais il existe un moyen pour le DSI d’avoir le beurre et l’argent du beurre, comme le dit l’expression.
Cette solution ? Tout rendre opérationnel.
Il a été démontré que l’adoption d’une approche DevOps pour les nouvelles applications permet de réduire les délais de livraison et d’augmenter la fréquence des déploiements. La fréquence de déploiement est un indicateur couramment utilisé dans les enquêtes et les études sur « l’état du DevOps ». Et toutes aboutissent à peu près à la même conclusion : plus les pratiques DevOps sont adoptées par les équipes de développement et d’exploitation, plus les organisations sont en mesure d’effectuer des déploiements fréquents.
En élargissant le périmètre de DevOps afin d’inclure les services réseau étroitement liés aux applications (ceux qui sont les plus touchés par les modifications apportées aux applications), le DSI peut encore réduire le délai de mise sur le marché, qui constitue, selon nos recherches, l’un des principaux moteurs de la mise en œuvre de tendances telles que le SDN.

Arrive en deuxième position, derrière — roulement de tambour, s’il vous plaît — la réduction des coûts opérationnels. C’est le volet « économiser de l’argent » d’une enquête de Harvey Nash/KPMG auprès des DSI, auquel 34 % des DSI déclarent accorder la priorité.
Le principe est le suivant : si vous pouvez économiser de l’argent en industrialisant les déploiements, y compris les composants réseau les plus étroitement liés aux applications et les plus affectés par celles-ci, vous pouvez non seulement accélérer les opérations grâce à l’automatisation, mais aussi réduire les coûts globaux. Cela permet de consacrer davantage de moyens aux projets informatiques qui rapportent de l’argent.
L’essentiel est d’identifier dès maintenant les applications et projets vampires qui engloutissent le budget informatique en raison de coûts d’exploitation élevés, puis de commencer à les opérationnaliser. Cela permet d’économiser de l’argent. Et puisque l’automatisation fait partie intégrante de l’opérationnalisation (que ce soit avec le SDN ou le DevOps), vous libérez ainsi des collaborateurs et des ressources qui peuvent être affectés à des projets informatiques qui rapportent de l’argent. Cela permettra sans aucun doute d’accélérer la mise sur le marché et d’augmenter les revenus.
L’industrialisation du réseau grâce au SDN, associée à l’application des pratiques DevOps à la livraison et au déploiement, peut largement contribuer à la réussite des projets informatiques, qu’il s’agisse de ceux qui permettent d’économiser de l’argent ou de ceux qui permettent d’en gagner davantage. Autrement dit, le DSI peut bel et bien avoir le beurre et l’argent du beurre.
À propos de l’auteur

Lori MacVittie est ingénieure émérite et évangéliste en chef au sein du bureau du directeur technique de F5. Elle possède une expertise approfondie dans la fourniture d’applications, les stratégies d’automatisation et les infrastructures. Elle est réputée pour sa capacité à rendre la complexité intelligible, qu’elle définisse des garde-fous pour les agents d’IA, analyse des architectures multicloud fragiles ou explore les limites des systèmes évolutifs. Elle cumule plus de trente ans d’expérience dans le secteur, couvrant le développement d’applications, l’architecture informatique ainsi que l’exploitation des réseaux et des systèmes. Avant de rejoindre F5, elle a été rédactrice spécialisée dans les technologies et a reçu plusieurs distinctions. MacVittie est titulaire d’un master en informatique et est une autrice prolifique dont les publications couvrent la sécurité, le cloud et l’architecture d’entreprise. Elle est également une passionnée de jeux de société et de jeux vidéo, et assume pleinement ses avis bien tranchés sur le fromage.
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