
Kubernetes est peut-être gratuit à télécharger et à exécuter, mais son utilisation est loin d’être sans coût. Comme d’autres grandes plateformes open source qui ne sont « gratuites » que dans une acception simpliste du terme, Kubernetes vous coûtera presque certainement de l’argent à déployer et à exploiter.
Le coût dépend de divers facteurs, notamment de la manière dont vous déployez Kubernetes ainsi que des outils et processus que vous utilisez pour le gérer. Pour certaines organisations, Kubernetes ne coûte presque rien. Pour d’autres, il peut au final engendrer des dépenses totales bien supérieures à celles d’une plateforme logicielle propriétaire.
Pour vous aider à évaluer le coût de Kubernetes pour votre équipe, cet article présente les facteurs qui contribuent aux dépenses liées à Kubernetes et explique comment en déterminer le coût complet.
Facteurs de coût de Kubernetes
Pour calculer le coût total d’une installation Kubernetes, vous devez évaluer chacun des facteurs qui contribuent aux coûts de Kubernetes. Ils ne s’appliquent pas tous à chaque situation, mais ce sont autant de variables à prendre en compte lors de l’élaboration d’une stratégie Kubernetes rentable.
Coût de la distribution Kubernetes
Contrairement à Linux, par exemple, il n’existe pas vraiment de distribution Kubernetes entièrement gratuite et prise en charge par la communauté. (OKD, une distribution communautaire soutenue par Red Hat, constitue peut-être l’exception.) Il existe en revanche diverses distributions Kubernetes commerciales. La plupart proposent des offres gratuites pour les clusters de petite taille, mais facturent les installations adaptées à la production et/ou les services d’assistance professionnelle.
Ainsi, le premier facteur de coût à prendre en compte pour Kubernetes concerne les frais de licence associés à la distribution que vous utilisez. À moins que vous ne prévoyiez d’exécuter un cluster d’une douzaine de nœuds ou moins, attendez-vous à devoir payer pour votre distribution.
Coût des nœuds Kubernetes
Kubernetes a besoin de serveurs pour fonctionner. Il transforme ces serveurs en nœuds et les utilise pour créer vos clusters.
Vos nœuds peuvent se trouver sur vos propres serveurs sur site ou sur des serveurs dans le cloud. Dans les deux cas, vous devrez payer pour les utiliser.
Bien entendu, la structure des coûts associés à votre infrastructure Kubernetes varie en fonction du type de serveurs que vous utilisez. Pour le matériel sur site, le coût d’acquisition initial est élevé, puis les coûts de maintenance récurrents sont relativement faibles. Pour les serveurs cloud, il n’y a pas de dépense d’investissement initiale, mais vous devrez vous acquitter de frais mensuels récurrents.
Coûts de transfert des données
Si vous exécutez Kubernetes dans le cloud à l’aide de machines virtuelles que vous gérez vous-même, vous devrez, dans la plupart des cas, payer non seulement les serveurs virtuels qui font fonctionner vos nœuds, mais aussi les frais de réseau liés au transfert de données sortantes.
En général, ces coûts resteront relativement faibles pour les clusters qui conservent la plupart de leurs données au sein d’un même cloud. Toutefois, si vous utilisez Kubernetes pour héberger des applications qui transfèrent beaucoup de données hors du cloud, ces frais de sortie finiront par s’accumuler.
Coûts de stockage
De même, vous devez payer pour disposer d’un espace de stockage destiné à héberger vos données Kubernetes. Si vous n’exécutez que des applications sans état, vos besoins et vos coûts en matière de stockage de données seront faibles. En revanche, pour les applications qui ingèrent ou produisent de nombreux gigaoctets de données, vous devrez soit financer vos propres supports de stockage sur site pour les héberger, soit les stocker dans un service de stockage cloud.
Vous souhaiterez probablement aussi sauvegarder vos données Kubernetes, ce qui peut facilement doubler ou tripler vos coûts de stockage globaux, car vous devrez conserver plusieurs copies de ces données.
Coûts de personnel
Votre équipe doit consacrer du temps à la maintenance de votre cluster Kubernetes. Le temps nécessaire varie selon le niveau d’assistance à la maintenance et à la gestion proposé par votre distribution Kubernetes. Certaines distributions, comme Canonical Kubernetes ou OpenShift Dedicated, proposent des services Kubernetes complets et entièrement gérés. Avec d’autres, comme la version de base d’OpenShift, l’essentiel de la charge de maintenance vous incombe.
Vous pouvez également faire appel à un service tiers de gestion de Kubernetes (comme celui de Platform9) afin d’automatiser une grande partie des tâches de gestion. Toutefois, vos ingénieurs devront toujours participer à la gestion. Il n’existe pas d’expérience Kubernetes entièrement autonome.
Ainsi, les coûts liés au temps consacré par le personnel à la gestion de Kubernetes peuvent varier considérablement, mais ils seront toujours présents.
Coûts de déploiement des applications
Plus vous déployez rapidement des applications sur votre cluster, plus vous tirez parti de Kubernetes et plus votre stratégie Kubernetes est rentable. Il est donc utile d’examiner votre processus de déploiement, son degré d’automatisation et le nombre de versions que vous pouvez gérer chaque jour ou chaque semaine. Bien que ce coût soit quelque peu difficile à quantifier, un pipeline de déploiement d’applications qui ne peut gérer qu’un seul déploiement par semaine vous coûtera beaucoup plus cher par déploiement qu’un pipeline qui en effectue au moins un par jour.
Conclusion
Kubernetes n’est gratuit que si vos serveurs, vos réseaux, vos solutions de stockage et vos employés travaillent tous gratuitement — ce qui n’est probablement pas le cas. C’est pourquoi, avant d’adopter une stratégie Kubernetes, il est important d’évaluer les différents facteurs qui influent sur son coût, mais aussi de veiller à ce que l’approche choisie réduise vos dépenses au minimum et permette à vos clusters d’atteindre le niveau de performance requis.
Volterra peut vous aider. En fournissant une plateforme de gestion des applications et de l’infrastructure permettant de surveiller tous les clusters Kubernetes, quel que soit le type d’infrastructure utilisé pour les héberger (cloud unique, multicloud ou sur site), Volterra élimine une grande partie des incertitudes liées à la planification et à la gestion de Kubernetes. Volterra ne rendra pas vos clusters Kubernetes totalement gratuits — vous devrez toujours payer l’infrastructure, les licences et le temps de travail du personnel — mais réduira les efforts nécessaires pour déployer et gérer Kubernetes, tout en accélérant le déploiement des applications. Il en résulte un coût total de Kubernetes plus faible et une valeur globale accrue.
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