Le dimanche 31 mars 2024, une date importante à l’échelle mondiale, est désormais derrière nous. Pourquoi dis-je cela ? Pour toute organisation acceptant des paiements de consommateurs, c’est la date à laquelle la norme de conformité PCI DSS 3.2.1 a été retirée (du 1er mai 2018 au 31 mars 2024). Votre organisation est désormais soumise au calendrier de mise en conformité PCI DSS 4.0 et devra avoir rempli un questionnaire SAQ conforme à la version 4.0 et fait réaliser un audit par un organisme externe d’ici mars 2025. Le non-respect de la norme PCI DSS 4.0 n’est pas envisageable si vous souhaitez comptabiliser des revenus issus des paiements de consommateurs.
La spécification PCI DSS 4.0 constitue une évolution majeure par rapport à la version 3.2.1. Vous pouvez consulter le récapitulatif des changements ici. La version 4.0 introduit de nombreux changements (ainsi qu’un SAQ mis à jour). Toutefois, deux domaines entièrement nouveaux doivent être sécurisés dans l’architecture globale afin d’atteindre et de maintenir la conformité :
- Interface de programmation d’application (API) [2.2.7; 6.2.3; 6.2.4]
- Logiciel sur mesure [6.X; 8.6.2; 12.8.1]
Par souci de simplicité, nous allons approfondir légèrement une partie seulement des « logiciels sur mesure ». Il s’agit de logiciels personnalisés développés par l’organisation afin de faciliter les paiements des consommateurs. Les logiciels sur mesure sont les suivants :
- Développé en interne ou à partir de sources tierces externes
- Logiciel développé pour l’application de paiement (côté serveur de la transaction) ou envoyé au navigateur web du consommateur (côté client de la transaction) afin de permettre la collecte de données
Pour de nombreuses organisations, l’un des défis consistera à étendre au navigateur web du consommateur la sécurité et la conformité à la norme PCI DSS des logiciels sur mesure (exigences 6.4.1 et 11.6.1). Sécuriser les transactions implique désormais non seulement de sécuriser le côté serveur, mais aussi de surveiller et de protéger le navigateur web du consommateur contre les « logiciels sur mesure » qui y ont été déployés. En outre, le fait d’obtenir auprès d’un tiers le logiciel sur mesure (par exemple, JavaScript) destiné au navigateur web du client ne dispense pas l’entité qui collecte les paiements de le surveiller et de le protéger. Rejeter la faute sur le fournisseur ne vous mènera à rien auprès de l’auditeur.
Alors, quelles sont les exigences applicables aux logiciels sur mesure côté client ? D’après la section 6.4.1, elles se résument à ceci :
Tous les scripts de la page de paiement chargés et exécutés dans le navigateur du consommateur sont gérés comme suit :
- Une méthode est mise en œuvre pour confirmer que chaque script est autorisé.
- Une méthode est mise en œuvre pour garantir l’intégrité de chaque script.
- Un inventaire de tous les scripts est tenu à jour, avec une justification écrite expliquant pourquoi chacun d’eux est nécessaire.
Cela signifie que tous les logiciels (scripts) déployés doivent être inventoriés, justifiés et surveillés, et qu’un plan d’action doit être prévu pour remédier à toute faille détectée. Votre personnel chargé de la sécurité des applications et des systèmes informatiques est-il prêt à gérer, surveiller et documenter cette exigence ? Votre équipe et vous-même avez-vous discuté avec votre auditeur PCI DSS de la planification de l’évaluation de conformité à la version 4.0 ? Il est temps de vous assurer que votre plan de sécurité et de conformité PCI DSS est sur la bonne voie et qu’il ne perturbe ni vos opérations de sécurité ni, surtout, la collecte des revenus de votre organisation. Car l’échéance pour sécuriser le côté client de vos transactions afin de respecter les exigences de la norme PCI DSS 4.0 est bien plus proche que vous ne le pensez.
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