L’étude de F5 sur l’état des services applicatifs révèle que les organisations de la région Asie-Pacifique s’inquiètent du manque de compétences en cybersécurité
Publié le 4 mars 2020
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- Christina HohCommunication d’entrepriseF5 (Asia Pacific)+65 6544 8912c.hoh@f5.com
Le sixième rapport annuel constate une progression de l’automatisation des processus informatiques et métier, portée par les architectures multicloud et cloud hybride
SINGAPOUR – F5 (NASDAQ: FFIV) a annoncé aujourd’hui la publication de son rapport « État des services applicatifs en 2020 : édition Asie-Pacifique ». L’enquête de cette année révèle que de nombreuses organisations commencent à tirer parti du déploiement d’applications à plus grande échelle et à un rythme plus soutenu au sein de leurs activités. Toutefois, ces avantages peuvent s’accompagner d’une grande complexité, car les organisations doivent conserver leurs infrastructures existantes tout en s’appuyant de plus en plus sur plusieurs clouds publics et privés, en mettant en œuvre des architectures applicatives modernes et en faisant face à un paysage des menaces en constante évolution et toujours plus sophistiqué.
Dans le même temps, les organisations adoptent davantage de services applicatifs conçus pour accélérer le déploiement dans les environnements de cloud public et natifs des conteneurs, tels que les maillages de services et le contrôle des entrées. Les données de l’enquête indiquent que cette tendance va s’accélérer à mesure que les organisations apprendront à exploiter efficacement les données fournies par leur écosystème applicatif, ce qui leur permettra de développer des capacités d’analyse avancées et d’obtenir de meilleurs résultats commerciaux. Pourtant, la plupart des organisations peinent encore à mettre en œuvre un cadre de sécurité robuste pour leurs applications, privilégiant la rapidité de mise sur le marché au détriment de la sécurité.
« Dans l’économie numérique actuelle, toujours plus connectée, la manière dont les entreprises interagissent avec leurs clients et génèrent des revenus dépend directement des expériences numériques offertes par les applications. À bien des égards, l’application n’est plus seulement une composante de l’entreprise : elle est l’entreprise », a déclaré Adam Judd, vice-président senior pour l’Asie-Pacifique, la Chine et le Japon chez F5. « Le rapport de cette année met en évidence une tendance majeure qui continue de pénaliser les entreprises de la région Asie-Pacifique : la pénurie de compétences en cybersécurité. Pour saisir les opportunités de croissance et sortir des cycles de disruption, les entreprises doivent investir dans les talents, les technologies et des partenaires de confiance afin de développer et de déployer des applications plus rapidement, avec une disponibilité et une sécurité accrues dans tous les environnements. »
Le rapport s’appuie sur les contributions de près de 2 600 répondants dans le monde (dont plus de 1 300 dans la région Asie-Pacifique), issus de divers secteurs d’activité, entreprises de différentes tailles et fonctions. Les participants ont été interrogés sur les défis et les opportunités liés au processus continu de transformation numérique. Leurs réponses offrent un éclairage unique sur les tendances qui façonnent le paysage applicatif, ainsi que sur la manière dont les organisations du monde entier se transforment pour répondre aux exigences en constante évolution de l’économie numérique.
Points clés de l’enquête
L’enquête montre qu’à mesure que les entreprises gèrent des architectures existantes, multicloud, cloud hybride et modernes pour fournir des applications, leurs exigences en matière de services applicatifs évoluent également. Pour pallier le manque de compétences et les difficultés d’intégration, les organisations optent pour des écosystèmes ouverts favorisant la standardisation. Les personnes interrogées privilégient des services applicatifs à la fois sécurisés et faciles à utiliser.
Les principales conclusions générales pour la région Asie-Pacifique révèlent que celle-ci fait jeu égal avec ses homologues mondiaux en matière de transformation numérique, mais qu’une analyse approfondie des résultats par marché a mis en évidence des différences entre les organisations de la région.
Les répondants de marchés tels que l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’ASEAN et l’Inde ont indiqué avoir lancé de nombreux projets de transformation numérique, notamment en intégrant des technologies émergentes à leurs activités. Toutefois, les réponses recueillies ont également souligné que les organisations de ces marchés sont confrontées à la prolifération des applications métier.
En revanche, des marchés tels que la Chine, Hong Kong, Taïwan, la Corée et le Japon n’en sont encore qu’aux premières étapes de la mise en œuvre d’initiatives de transformation numérique, et moins d’organisations envisagent d’adopter certaines technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle, ou d’automatiser leur infrastructure applicative.
Le rapport propose une analyse approfondie de cinq conclusions clés :
- 82 % des organisations de la région Asie-Pacifique (contre 80 % à l’échelle mondiale) mettent en œuvre leur transformation numérique, en accordant une importance croissante à l’accélération de la mise sur le marché.
À mesure que les organisations progressent dans leurs initiatives de transformation numérique, leurs démarches d’optimisation des processus informatiques et métier gagnent en maturité. De nombreuses organisations ont dépassé le stade de l’automatisation élémentaire des processus métier et étendent désormais leur empreinte numérique grâce au cloud, aux conteneurs et à l’orchestration. Cette évolution favorise à son tour la création de nouveaux écosystèmes et une croissance massive du volume d’appels d’API. Pour 60 % des organisations, les applications sont essentielles à l’activité, tandis que 38 % déclarent qu’elles soutiennent leur activité et leur procurent un avantage concurrentiel.
- 86 % des organisations de la région Asie-Pacifique (contre 87 % à l’échelle mondiale) utilisent plusieurs clouds, et la plupart rencontrent encore des difficultés en matière de sécurité.
Les organisations exploitent le cloud public pour participer aux écosystèmes sectoriels, tirer parti des architectures cloud natives et fournir des applications au rythme des besoins de l’entreprise. Ainsi, 28 % des personnes interrogées dans la région Asie-Pacifique ont indiqué que plus de la moitié de leurs applications seraient dans le cloud d’ici fin 2020.
Cependant, les organisations sont beaucoup moins confiantes dans leur capacité à résister à une attaque visant la couche applicative dans le cloud public que dans un centre de données sur site. Dans la région Asie-Pacifique, 76 % des organisations ont déclaré que leur plus grande pénurie de compétences concernait la sécurité. Cet écart met en évidence un besoin croissant de solutions faciles à déployer, capables de garantir une sécurité homogène dans plusieurs environnements.
- 71 % des organisations de la région Asie-Pacifique (contre 73 % à l’échelle mondiale) automatisent leur réseau afin d’améliorer leur efficacité.
Sans surprise, compte tenu des principaux moteurs de la transformation numérique — l’optimisation des processus informatiques et métier —, la majorité des organisations automatisent le réseau. Malgré les difficultés, les organisations gagnent en expertise et évoluent vers un déploiement continu, avec une automatisation plus homogène de tous les composants clés de la chaîne de déploiement : infrastructure applicative, services applicatifs, réseau et sécurité.
- 68 % des organisations de la région Asie-Pacifique (contre 69 % à l’échelle mondiale) utilisent au moins 10 services applicatifs.
À mesure que les nouvelles architectures d’applications cloud natives gagnent en maturité et évoluent à grande échelle, une proportion croissante d’organisations déploie des services applicatifs associés, tels que la gestion des flux entrants et la découverte de services, à la fois sur site et dans le cloud public. Un environnement applicatif moderne nécessite des services applicatifs modernes pour répondre aux exigences de mise à l’échelle, de sécurité et de disponibilité.
- 63 % des organisations de la région Asie-Pacifique (63 % à l’échelle mondiale) confient encore la responsabilité principale des services applicatifs aux équipes d’exploitation informatique, mais plus de la moitié des organisations interrogées évoluent également vers des équipes inspirées du modèle DevOps.
Les équipes chargées des opérations et de l’infrastructure continuent d’assumer la responsabilité principale de la sélection et du déploiement des services applicatifs. Toutefois, à mesure que les entreprises étoffent leurs portefeuilles d’applications cloud natives et conteneurisées, les équipes DevOps assument une responsabilité croissante en matière de services applicatifs.
Ressources supplémentaires
- Téléchargez le rapport complet « État des services applicatifs 2020 »
- Téléchargez le rapport complet « État des services applicatifs 2020 : édition Asie-Pacifique »
- État des services applicatifs en 2020 : applications, automatisation et architectures – Article de blog
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