Lors d’une attaque teardrop par déni de service (DoS), un client envoie un paquet d’informations malformé à une machine et exploite l’erreur qui se produit lors du réassemblage du paquet, ce qui entraîne une dégradation des performances du serveur.

Qu’est-ce qu’une attaque Teardrop ?

Une attaque Teardrop est un type d’attaque par déni de service (DoS), c’est-à-dire une attaque visant à rendre une ressource informatique indisponible en submergeant un réseau ou un serveur de requêtes et de données. L’attaquant envoie des paquets fragmentés au serveur cible et, dans certains cas où il existe une vulnérabilité TCP/IP, le serveur ne parvient pas à réassembler les paquets, ce qui provoque une surcharge.

Pourquoi les attaques Teardrop sont-elles importantes ?

De nombreuses organisations s’appuient encore sur des systèmes d’exploitation anciens, obsolètes ou non corrigés pour exécuter des applications héritées dont elles ont toujours besoin. Ces organisations sont vulnérables aux attaques Teardrop, qui risquent de mettre hors service des applications critiques.

Comment fonctionne une attaque Teardrop ?

Les implémentations de TCP/IP diffèrent légèrement d’une plateforme à l’autre. Certains systèmes d’exploitation, notamment les anciennes versions de Windows et de Linux, présentent un bug lors du réassemblage des fragments TCP/IP. Les attaques Teardrop sont conçues pour exploiter cette faiblesse. Lors d’une attaque Teardrop, le client envoie à un appareil cible un paquet de données intentionnellement fragmenté. Comme les fragments se chevauchent, une erreur se produit lorsque l’appareil tente de réassembler le paquet. L’attaque exploite cette erreur pour provoquer un plantage fatal du système d’exploitation ou de l’application qui traite le paquet.

Comment F5 gère-t-il les attaques Teardrop ?

Par défaut, les services de mise à disposition d’applications BIG-IP de F5 protègent contre les attaques Teardrop en vérifiant l’alignement des trames des paquets entrants et en rejetant les paquets mal formatés. Les paquets Teardrop sont ainsi rejetés, ce qui permet de bloquer l’attaque avant qu’ils ne puissent pénétrer dans le réseau protégé.