Certaines API destinées au grand public sont si répandues qu’elles sont devenues incontournables – comme Google Maps et Stripe –, mais ce sont les API internes qui constituent le véritable moteur de l’économie des API.
Les API internes – c’est-à-dire les API accessibles uniquement aux clients et aux développeurs au sein d’une organisation – constituent un pilier essentiel des efforts de transformation numérique d’une entreprise. La création d’API internes est généralement la première étape du développement de produits et services numériques. En effet, selon la récente étude d’IDC, « Les API – facteurs déterminants de la réussite ou de l’échec des entreprises numériques », la prise en charge de l’intégration interne des applications et des produits figure parmi les principales priorités des initiatives de développement d’API au sein des entreprises.
Pourquoi les API internes sont-elles importantes ? Quels sont leurs avantages ? Et surtout, quelle est l’architecture optimale pour les gérer ? Cet article répond à ces questions afin de vous aider à fournir des API internes de manière sécurisée et à grande échelle.
Pourquoi les API internes sont-elles importantes ?
Les API internes décloisonnent les données et créent des passerelles en ouvrant les différents systèmes back-end d’une organisation à d’autres développeurs au sein d’une branche d’activité. Par exemple, le service marketing d’un fabricant peut avoir besoin d’accéder aux systèmes utilisés par le service chargé de la chaîne d’approvisionnement afin de déterminer s’il convient d’accorder des remises sur certains produits et modèles pour cibler le bon segment de marché et maximiser le chiffre d’affaires.
Comment les API internes décloisonnent-elles les systèmes ? Elles fournissent une interface commune qui permet l’échange de données à l’aide de formats standard tels que HTML ou JSON. Il est facile et rapide non seulement de créer une API, mais aussi de l’utiliser. À l’inverse, la récupération d’informations dans des référentiels de données au moyen de connecteurs de bases de données propriétaires et de protocoles d’échange de données complexes est bien plus contraignante. En réduisant ces obstacles, les API améliorent considérablement la productivité. Ces API ne sont pas accessibles aux développeurs externes ni aux tiers. Le trafic des API internes reste au sein de l’organisation, et donc derrière le pare-feu de l’entreprise.
Avantages des API internes
Les API internes accélèrent la mise sur le marché et réduisent les délais et les coûts de développement logiciel. Examinons leurs avantages en détail.
Efficacité opérationnelle
Les API internes fournissent une couche d’abstraction facile à utiliser pour connecter les différentes composantes d’une entreprise, ainsi que la flexibilité nécessaire pour s’adapter à l’évolution des besoins. Plutôt que de créer une pile technologique cloisonnée pour les applications de chaque secteur d’activité, les développeurs de toute l’organisation peuvent puiser dans un ensemble commun d’API internes pour accéder aux données. Cela évite les doublons et réduit le temps de développement logiciel, améliorant ainsi la productivité des développeurs et des équipes informatiques.
Développement d’un système de référence
Les API internes favorisent le développement d’un système de référence qui constitue la source faisant autorité pour les données clés d’une organisation. Pour garantir l’intégrité des données, il doit exister un seul et unique système de référence pour chaque information donnée. Si chaque secteur d’activité possède ses propres données, voire une version légèrement différente, cela entraîne des incohérences et de la confusion. Les API internes constituent un moyen efficace d’accéder à cette source unique de vérité.
Réduction des coûts
L’efficacité permet de réaliser des économies : il n’est pas nécessaire de développer des plateformes propriétaires fortement personnalisées pour chaque secteur d’activité. Il n’est pas non plus nécessaire de développer ou d’acheter des connecteurs et des intégrations coûteux qui ne sont, au fond, que des outils ponctuels.
À titre d’exemple, le gouvernement estonien exploite X‑Road, une plateforme d’échange de données qui relie de manière fluide l’ensemble des organismes publics. Les citoyens estoniens n’ont même pas besoin d’avoir leur permis de conduire sur eux, car ces informations peuvent être rapidement récupérées dans le registre de la population et celui des véhicules, même si ces deux référentiels de données sont distincts. Ce rapport de la Banque mondiale estime prudemment qu’en facilitant l’accès aux informations, X‑Road a permis au gouvernement et aux citoyens estoniens d’économiser 2,8 millions d’heures-personnes en une seule année (2014).
Recommandations pour la gestion des API internes
Passons en revue quelques bonnes pratiques pour gérer les API internes.
Utilisez un outil de gestion des API
Pour définir, publier et sécuriser efficacement les API internes et externes, ainsi que pour les surveiller et les analyser, vous avez besoin d’une solution de gestion des API. Un portail destiné aux développeurs est également nécessaire afin de permettre aux équipes internes de se familiariser rapidement avec les API publiées.
Garantir des performances élevées
Les microservices constituent une nouvelle approche architecturale du développement logiciel qui gagne du terrain. De nombreuses entreprises remanient l’architecture de leurs applications internes existantes ou en créent de nouvelles à l’aide de ce modèle. Dans les architectures de microservices, les API servent de moyen de communication entre les clients et l’application basée sur des microservices, ainsi qu’entre les différents microservices qui composent l’application. Lorsqu’un client API demande des ressources à une application backend, une passerelle API achemine le trafic vers le microservice approprié. La passerelle API authentifie également les appels et applique des limites de débit afin de prévenir les attaques susceptibles de se produire si des acteurs externes parviennent à franchir le pare-feu de l’entreprise.
Les microservices sont plus « bavards » que les applications monolithiques et génèrent d’importants volumes de trafic « est-ouest » entre eux. Il est donc essentiel de choisir une passerelle hautes performances capable de traiter un grand nombre de requêtes par seconde et de fournir des réponses très rapidement. Les requêtes des clients déclenchent souvent plusieurs appels d’API vers différents microservices. Par conséquent, un retard au niveau de la passerelle d’API, même pour un seul appel, peut entraîner un effet en cascade et provoquer des latences très élevées.
Ne faites pas transiter les appels par un cloud extérieur au réseau de l’entreprise
Bien qu’il existe des solutions cloud de première génération assurant une gestion complète du cycle de vie des API, celles-ci ne sont pas adaptées à la prise en charge des API internes. En effet, leurs architectures couplent étroitement le plan de données (la passerelle d’API qui traite le trafic des API) et le plan de contrôle (qui assure les fonctions de gestion des API). Par conséquent, lors de l’exécution, chaque appel d’API interne doit transiter par le cloud de la solution de gestion des API. Cela présente deux inconvénients :
- Augmente la latence – Le détour par le cloud pour traiter un appel d’API interne nuit inévitablement aux performances.
- Enfreint la politique de sécurité Zero Trust de l’entreprise – Comme l’appel d’API interne doit être acheminé vers le cloud, il est nécessaire d’ouvrir des brèches dans le pare-feu. Le réseau de l’entreprise se retrouve ainsi exposé aux attaques et aux intrusions, ce qui introduit une complexité inutile.
Pour des raisons de sécurité, le trafic des API internes doit rester derrière le pare-feu de l’entreprise, ce qui exclut l’acheminement des appels vers un cloud externe. Cela vaut même pour les entreprises qui hébergent des applications et des API dans leurs propres environnements de cloud privé.

Comment NGINX peut-il vous aider ?
NGINX vous aide de plusieurs façons à gérer vos API internes.
- NGINX est réputé pour ses performances. Selon GigaOm, un cabinet d’analyse indépendant spécialisé dans les technologies, NGINX peut traiter les appels d’API de bout en bout en moins de 30 ms, même à des cadences supérieures à 30 000 requêtes par seconde. Pour en savoir plus sur les résultats des tests de performance, consultez notre blog. Nous avons publié une architecture de référence comprenant des recommandations détaillées pour fournir des API en temps réel.
- NGINX et NGINX Plus sont conçus pour les conteneurs, l’infrastructure privilégiée pour le développement de microservices. Avec une empreinte d’environ 2 Mo, NGINX et NGINX Plus s’exécutent sur les serveurs Linux pris en charge (physiques, cloud ou virtuels), ou directement dans des conteneurs Docker orchestrés par Kubernetes et d’autres plateformes.
- L’architecture innovante de la solution de gestion des API NGINX est conçue pour évoluer à grande échelle. NGINX prend en charge la gestion distribuée des API en dissociant la passerelle API (NGINX Plus) du logiciel de gestion des API (NGINX Controller [désormais F5 NGINX Management Suite] ). Il n’existe aucune dépendance entre les deux lors de l’exécution, ce qui garantit que le trafic des API est traité sans surcharge inutile, telle que l’exécution de scripts supplémentaires, les appels à des bases de données ou toute autre logique du plan de contrôle. Cette architecture découplée vous offre une flexibilité maximale quant à l’emplacement où déployer Controller [NGINX Management Suite] et les passerelles API NGINX Plus : vous pouvez les déployer sur site, dans le cloud public, voire dans plusieurs clouds publics si votre réseau d’entreprise s’étend au cloud. Les appels d’API internes n’ont pas besoin d’être acheminés via un cloud extérieur au réseau de l’entreprise, car les passerelles API NGINX Plus qui gèrent le trafic des API peuvent être déployées indépendamment derrière le pare-feu de l’entreprise.
Disposez-vous d’API internes ? Ou envisagez-vous d’en développer ? Faites-vous transiter vos API internes par le cloud ? Nous serions ravis de connaître votre avis dans les commentaires ci-dessous. En attendant, commencez dès aujourd’hui avec un essai gratuit de 30 jours de NGINX Controller [NGINX Management Suite] ou contactez-nous pour discuter de vos cas d’utilisation.
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