Avant même que la pandémie de COVID-19 ne pousse les organisations à numériser rapidement les interactions avec leurs clients et partenaires ainsi qu’entre leurs employés, la plupart avaient déjà entrepris de transformer numériquement leurs opérations en contact avec le public. L’adoption généralisée de solutions technologiques, allant de la visioconférence et des services bancaires numériques au streaming multimédia et aux passeports vaccinaux, a transformé notre façon de travailler, de payer, de nous détendre et d’accéder à la vie en société.
Les conclusions présentées dans la 8e édition de notre Rapport sur l’état de la stratégie applicative, annoncé aujourd’hui, montrent que presque toutes les entreprises sont devenues des entreprises numériques, qui s’appuient sur la technologie pour offrir des expériences plus immersives et fluides à leurs clients, partenaires et collaborateurs. Toutefois, alors que les organisations accélèrent leur transformation numérique, nombre d’entre elles restent freinées par des processus informatiques traditionnels qui ne sont tout simplement ni assez rapides ni assez flexibles pour suivre le rythme. Pour réaliser de nouveaux progrès significatifs, elles doivent adopter de nouvelles approches afin de gérer la télémétrie, les données, ainsi que les technologies de sécurité et de mise à disposition des applications dans les architectures distribuées actuelles.
Comme les années précédentes, le rapport de F5 sur l’état de la stratégie applicative s’appuie sur une étude de terrain menée auprès d’organisations du monde entier. Cette année, après avoir analysé les réponses des participants à notre enquête, nous avons dégagé six thèmes qui illustrent la manière dont les entreprises s’efforcent de rendre leurs activités numériques plus réactives et mieux à même de servir et de protéger leurs clients, leurs partenaires et leurs collaborateurs, aujourd’hui comme demain.
Elles étendent leurs efforts de modernisation des applications des services en contact avec la clientèle aux fonctions administratives
Alors que 7 organisations sur 10 continuent de faire de l’amélioration de l’expérience client une priorité dans le cadre de leurs initiatives de transformation numérique, elles commencent également à s’intéresser aux processus internes afin de renforcer davantage leur agilité opérationnelle. Plus précisément, les opérations informatiques évoluent pour soutenir l’activité et lui donner les moyens de se développer grâce à une automatisation accrue des processus et à l’optimisation des applications au moyen de boucles de rétroaction alimentées par des données en temps réel. Face à la nécessité d’en faire plus, plus rapidement, les organisations de tous les secteurs et de toutes les régions élargissent le périmètre de leurs efforts de modernisation afin d’y inclure davantage de fonctions de back-office, telles que les processus liés aux ressources humaines, à la finance et aux affaires juridiques.
Elles s’efforcent de lutter contre la complexité et les risques croissants inhérents à leurs portefeuilles d’applications de plus en plus distribués et hétérogènes
Quelle que soit la taille de l’entreprise, les portefeuilles d’applications deviennent de plus en plus complexes. 88 % des organisations continuent de gérer à la fois des applications modernes, natives des conteneurs et mobiles, et des applications existantes qui restent essentielles à leurs activités et à leur réussite. Elles le font par ailleurs dans des environnements d’infrastructure variés : en moyenne, une organisation exécute ses applications dans près de trois clouds publics et trois clouds privés, auxquels s’ajoute la popularité croissante des déploiements en périphérie. Selon les personnes interrogées dans les différents secteurs, les principaux défis liés à ces architectures distribuées sont notamment le manque de cohérence des politiques de sécurité et la faible visibilité de bout en bout due à la fragmentation des données.
Elles choisissent le modèle de déploiement et l’emplacement les mieux adaptés aux fonctionnalités de sécurité et de mise à disposition des applications
Que les entreprises aient choisi de déployer leurs applications sur site ou dans des clouds publics, les réponses à l’enquête de cette année montrent que les fonctionnalités de sécurité et de mise à disposition des applications qui les prennent en charge sont de plus en plus souvent déployées à l’emplacement et selon le modèle où elles peuvent être les plus efficaces, plutôt que d’être liées aux applications qu’elles servent.
En moyenne, les organisations utilisent 21 fonctionnalités différentes de sécurité et de mise à disposition des applications — de l’équilibrage de charge aux pare-feu applicatifs web et aux solutions anti-bots — afin de sécuriser leurs applications et d’améliorer les expériences numériques proposées à leurs utilisateurs finaux. La flexibilité quant au lieu et au mode de déploiement de ces fonctionnalités offre aux organisations une plus grande agilité, mais elle accroît également la complexité. De plus, elle exacerbe un problème qui existe depuis des années : la difficulté à maintenir des politiques cohérentes dans les architectures hybrides et multicloud, un enjeu qui devient encore plus crucial à mesure que les portefeuilles d’applications sont de plus en plus distribués.
Elles tirent parti des capacités uniques de l’edge pour leurs charges de travail destinées aux clients comme pour leurs charges de travail internes
Selon les répondants à l’enquête de cette année, l’edge constitue la prochaine frontière de leurs architectures multicloud. 84 % des organisations prévoient de déployer des charges de travail en périphérie afin d’améliorer les expériences numériques des clients comme des collaborateurs. Dans le cadre de leurs efforts de modernisation des processus internes ou de back-office, 32 % des répondants ont indiqué qu’une meilleure efficacité opérationnelle figurait parmi les principaux résultats attendus de leurs déploiements en périphérie. Les organisations qui privilégient l’agilité, aujourd’hui comme demain, prévoient d’utiliser l’edge pour collecter et exploiter les données de télémétrie qui permettront aux applications — et à l’entreprise — de s’adapter en temps réel aux demandes des clients, aux nouvelles opportunités et à l’évolution constante des menaces de sécurité.
Elles font des arbitrages réfléchis entre sécurité, conformité, performances, expérience client et coûts
Les résultats de l’enquête de cette année ont révélé une plus grande convergence entre les responsables informatiques et les dirigeants d’entreprise quant à l’importance de protéger non seulement l’entreprise elle-même, mais aussi son infrastructure et ses applications. Pourtant, plus des trois quarts des personnes interrogées ont reconnu que, si elles en avaient la possibilité, elles désactiveraient certaines mesures de sécurité en échange d’améliorations même modestes des performances. Cela témoigne d’une prise de conscience : gérer une entreprise numérique à la fois sécurisée et performante ne consiste pas uniquement à la protéger contre les attaques. Les organisations avisées s’efforcent plutôt de trouver le juste équilibre entre les impératifs de sécurité et de conformité, les performances, l’expérience client et, bien sûr, les coûts.
L’adoption de cette approche plus nuancée, qui privilégie la gestion des risques plutôt que l’élimination totale des menaces, suscite un regain d’intérêt et d’innovation autour de la sécurité fondée sur l’identité. La notion d’« utilisateur » ne se limite plus aux êtres humains : elle englobe désormais les capteurs, les machines, les microservices et les applications, auxquels l’organisation doit garantir un accès sécurisé et approprié. En outre, les organisations comprennent que la sécurité des applications nécessite également une connectivité API sécurisée, et 78 % d’entre elles ont déjà mis en œuvre des mesures de sécurité des API ou prévoient de le faire au cours des 12 prochains mois.
Elles modernisent les opérations informatiques en adoptant des approches d’ingénierie de la fiabilité des sites (SRE)
La mise en place de véritables applications adaptatives capables de soutenir les activités numériques ne se fait pas sans difficulté. Parmi les écueils potentiels figurent le manque de visibilité sur les applications distribuées, la pénurie de professionnels qualifiés et la nécessité de moderniser les processus et technologies informatiques qui prennent en charge les applications essentielles à l’activité.
Plus des trois quarts (77 %) des organisations déclarent adopter actuellement, ou prévoir d’adopter, des approches d’ingénierie de la fiabilité des sites (SRE) pour leurs logiciels. Il peut s’agir d’un moyen efficace de moderniser les opérations informatiques et de gérer leurs applications selon un modèle davantage inspiré du cloud. Les organisations qui déclarent adopter des pratiques SRE sont près de deux fois plus susceptibles de prévoir d’utiliser l’IA à des fins commerciales et de sécurité, et trois fois plus susceptibles de gérer des applications dans plusieurs clouds.
Il est vrai que les pratiques SRE peuvent aider les organisations à améliorer l’efficacité, les performances et l’automatisation grâce aux données. Mais pour réagir en temps réel à l’évolution des circonstances — et éliminer les risques liés à des politiques incohérentes et à un manque de visibilité de bout en bout sur les applications distribuées — les organisations doivent accorder aux technologies de sécurité et de mise à disposition des applications un rôle plus central dans le soutien de leurs activités numériques.
Découvrez ce que cela implique et comparez votre organisation aux autres dans le Rapport 2022 sur l’état de la stratégie applicative.
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État de la stratégie applicative 2022 : analyse de 8 années de tendances ›
État de la stratégie applicative 2022 : la sécurité se recentre sur l’identité ›
État de la stratégie applicative 2022 : la complexité du multicloud persiste ›
État de la stratégie applicative 2022 : il est temps de moderniser les opérations ›
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