La cybersécurité consiste à protéger les systèmes informatiques, les réseaux, les applications et les données contre les menaces numériques, les attaques malveillantes et les accès non autorisés. Elle englobe un ensemble de stratégies, de technologies et de processus visant à protéger les environnements numériques contre des cyberrisques en constante évolution.

Table des matières

Pourquoi la cybersécurité est-elle importante ? ›

Menaces et termes courants ›

Mesures et bonnes pratiques en matière de cybersécurité ›

Tendances émergentes en matière de cybersécurité ›

Conformité et formation ›

Comment F5 peut vous aider ›

Pourquoi la cybersécurité est-elle importante ?

La cybersécurité vise à garantir la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des informations sensibles et des ressources technologiques face aux cybermenaces, aux vulnérabilités logicielles et aux faiblesses des systèmes. Toutefois, pour être pleinement efficace, la cybersécurité doit être proactive. Au lieu de réagir aux incidents après leur survenue, la cybersécurité proactive s’attache à identifier et à traiter les vulnérabilités et les menaces avant qu’elles ne puissent être exploitées. Il apparaît de plus en plus clairement qu’une sécurité proactive n’est possible qu’avec l’aide de l’intelligence artificielle (IA). Tout comme les acteurs malveillants adoptent l’IA et des applications telles que l’IA générative pour renforcer leurs campagnes d’attaque, les défenseurs doivent mettre en œuvre des protections automatisées reposant sur l’apprentissage automatique afin de préserver leur résilience dans une course aux armements toujours plus intense entre les cybercriminels et les équipes de sécurité.

Garantir la sécurité et la résilience tout en conciliant efficacement l’expérience client constitue la référence d’un modèle de cybersécurité performant, sachant que les menaces (et les mesures d’atténuation) ne cesseront jamais d’évoluer.

En revanche, ériger une barrière infranchissable autour des infrastructures informatiques et des actifs numériques (par exemple, en adoptant une posture de sécurité stricte) ne constitue pas en soi une stratégie de cybersécurité efficace. La sécurité par l’obscurité n’en est pas une non plus. Les professionnels de la sécurité doivent évaluer précisément les risques de cybersécurité en fonction de leur probabilité et de leur impact, c’est-à-dire déterminer la probabilité qu’une menace donnée exploite une vulnérabilité particulière, au regard de l’impact ou des dommages qui en résulteraient si cette exploitation avait lieu. La cybersécurité est une discipline complexe, qui implique un paysage des menaces en constante évolution, un large éventail de vecteurs d’attaque et la nécessité de trouver un équilibre entre sécurité et facilité d’utilisation.

En outre, à mesure que les organisations opèrent leur transformation numérique, la sécurité devient de plus en plus essentielle à leur activité. Elle est ainsi largement passée du statut de coût opérationnel à celui de levier commercial et d’avantage concurrentiel.

Menaces et termes courants

Les cybermenaces évoluent constamment à mesure que les acteurs malveillants développent de nouvelles tactiques, techniques et procédures (TTP). Cependant, de nombreux risques découlent des formes établies de cybermenaces présentées ci-dessous, ou prennent la forme d’attaques hybrides (ou combinées) qui associent plusieurs TTP afin d’accroître leur impact malveillant.

Un logiciel malveillant est un programme malveillant, souvent diffusé par e-mail ou par des liens cliquables dans des messages, conçu pour infecter les systèmes et compromettre leur sécurité. Les types courants de logiciels malveillants comprennent les virus, les vers, les chevaux de Troie, les logiciels espions et, de plus en plus, les rançongiciels.

Un rançongiciel est un type de logiciel malveillant qui chiffre les données d’un système, prenant ainsi en otage les données d’une organisation. L’attaquant exige alors un paiement (une rançon) pour déverrouiller les données ou fournir la clé de déchiffrement.

L’hameçonnage désigne des attaques reposant sur des e-mails ou des messages trompeurs qui incitent les personnes à divulguer des informations sensibles, telles que des mots de passe, des numéros de carte bancaire ou des données personnelles.

L’ingénierie sociale consiste à exploiter des caractéristiques comportementales ou psychologiques afin d’amener les victimes à divulguer des informations confidentielles, à effectuer des actions ou à prendre des décisions compromettant la sécurité. L’hameçonnage et l’ingénierie sociale sont souvent associés pour manipuler les victimes et peuvent être très ciblés, par exemple lorsqu’un e-mail d’hameçonnage est suivi d’un appel téléphonique d’une personne se faisant passer pour un interlocuteur de confiance (par exemple, un représentant d’une banque ou un membre du service informatique).

Les attaques par déni de service distribué (DDoS)dégradent l’infrastructure en submergeant la ressource ciblée de trafic, la surchargeant jusqu’à la rendre inutilisable. Une attaque par déni de service (DoS) peut également être déclenchée au moyen d’un message spécialement conçu pour nuire aux performances d’une application ; par exemple, une requête web qui génère une requête SQL complexe, entraînant une forte utilisation du processeur et une dégradation des performances du système. Les attaques DDoS font appel à plusieurs sources ou à un botnet, c’est-à-dire un réseau d’ordinateurs ou d’appareils compromis sous le contrôle d’un attaquant, qui coordonne ces différentes sources et lance l’attaque contre la cible.

Attaques de l’homme du milieu (MitM) : elles se produisent lorsqu’un attaquant intercepte les communications entre deux parties à leur insu ou sans leur consentement, ce qui lui permet d’écouter leur conversation, de voler des informations, voire de manipuler les données transmises. Les attaques MitM peuvent prendre différentes formes : un attaquant peut intercepter des communications sans fil sur un réseau Wi-Fi public ou détourner une session en dérobant des cookies ou des jetons de session afin d’usurper l’identité d’utilisateurs et d’accéder sans autorisation à des applications web.

Les menaces internes sont des risques de sécurité posés par des personnes au sein d’une organisation qui ont accès à ses systèmes, à ses données ou à ses réseaux. Il peut s’agir d’employés actuels ou anciens, de sous-traitants, de partenaires ou de toute personne disposant de droits d’accès légitimes. Les menaces internes peuvent être intentionnelles ou involontaires et entraîner divers types d’incidents de cybersécurité, notamment des actes de sabotage, le vol de données, une mauvaise gestion des données ou le fait d’être victime d’attaques par hameçonnage ou ingénierie sociale.

Les attaques d’applications web sont des activités malveillantes visant les applications web, sites web et services web, dans le but d’exploiter des vulnérabilités et de compromettre leur sécurité. Les efforts de modernisation des applications et l’évolution qui en résulte pour de nombreuses applications web traditionnelles vers des systèmes basés sur des API dans des environnements hybrides et multicloud ont considérablement accru la surface d’attaque.

Les équipes de sécurité doivent prendre en compte de nombreux risques liés aux applications web et aux API, notamment :

  • Exploitation de vulnérabilités, c’est-à-dire de faiblesses ou de défauts logiciels que des cybercriminels peuvent cibler pour compromettre la sécurité, notamment en exécutant du code malveillant. Ces vulnérabilités sont souvent dues à des logiciels qui ne sont plus pris en charge ou qui n’ont pas été corrigés, à des bogues logiciels ou à des erreurs de configuration.
  • Abus de la logique métier : ils surviennent lorsque des attaquants détournent le comportement attendu d’une application web à des fins malveillantes. Il peut s’agir de manipuler les flux de travail d’une application afin d’accéder à des zones restreintes, d’effectuer des transactions non autorisées ou d’accéder à des données sensibles. Les bots et l’automatisation malveillante touchent désormais tous les aspects de la vie moderne : ils empêchent l’achat de billets de concert, dérobent des points de fidélité ou commettent des fraudes en prenant le contrôle de comptes clients.
  • Contournement des contrôles d’authentification et d’autorisation, qui peut se produire lorsque l’application insuffisante des contrôles d’accès et des autorisations permet aux attaquants d’accéder à des fonctionnalités ou à des données sans y être autorisés.
  • Attaques côté client, qui sont des menaces ciblant les logiciels ou les composants présents sur les appareils des utilisateurs, tels qu’un navigateur web ou des applications installées. Une forme courante d’attaque côté client est le Cross-Site Scripting (XSS), qui consiste pour les attaquants à injecter des scripts malveillants côté client, tels que du JavaScript, dans des pages web consultées par d’autres utilisateurs. Cela peut entraîner le vol d’informations sensibles, telles que des identifiants de connexion, des données personnelles ou des cookies de session. Les applications modernes présentent généralement de nombreuses interdépendances, notamment avec des intégrations tierces, des bibliothèques et des frameworks. Les équipes de sécurité peuvent ne pas avoir de visibilité sur tous ces composants qui s’exécutent côté client, ce qui ouvre un vecteur de menace permettant aux attaquants d’exécuter des scripts malveillants et d’exfiltrer des données directement depuis un navigateur web.
  • Mauvaise configuration de la sécurité, lorsque des attaquants tentent d’identifier des failles non corrigées, des points de terminaison courants, des services utilisant des configurations par défaut non sécurisées, ou encore des fichiers et répertoires non protégés afin d’accéder sans autorisation à un système. La mauvaise configuration de la sécurité représente un risque croissant à mesure que l’architecture se décentralise et se répartit dans des environnements multicloud.
  • Défaillances cryptographiques, qui peuvent survenir lorsque les données ne sont pas suffisamment protégées lors de leur transmission et de leur stockage.
  • Pour plus d’informations sur les attaques visant les applications web, consultez l’entrée du glossaire consacrée à l’OWASP Foundation ou la page d’accueil du Top 10 des risques de sécurité des applications de l’OSWASP.

Termes et concepts courants en cybersécurité

Vous trouverez ci-dessous les définitions et descriptions de termes et concepts spécialisés liés aux cyberattaques.

Exploit zero-day désigne une cyberattaque qui tire parti d’une vulnérabilité logicielle ou d’une faille de sécurité qui n’a pas encore été divulguée. Ces exploits surviennent avant que les éditeurs de logiciels ou les développeurs aient eu la possibilité de publier un correctif pour la vulnérabilité zero-day. Les attaques zero-day sont particulièrement dangereuses, car elles ciblent des systèmes qui peuvent ne pas disposer de capacités d’atténuation ni de visibilité sur l’exploitation de la vulnérabilité, puisqu’aucun correctif ni aucune mesure provisoire permettant de se protéger contre l’attaque ne sont disponibles.

Menaces persistantes avancées (APT) désignent des cyberattaques sophistiquées et de longue durée, menées par des groupes cybercriminels organisés ou des acteurs étatiques disposant de ressources et d’une expertise considérables, souvent à des fins d’espionnage, de vol de données, de sabotage ou de désinformation susceptibles d’entraîner une instabilité mondiale. Les APT se caractérisent par leur persistance et leur furtivité. Ces attaques s’étendent souvent sur une longue période et visent principalement à maintenir un accès non autorisé au réseau ou aux systèmes d’une cible sans être détectées. Le cycle de vie d’une APT peut durer plusieurs années, depuis la reconnaissance et la compromission initiale jusqu’à la collecte et l’exfiltration des données.

  • Gestion des informations et des événements de sécurité (SIEM) désigne des solutions de cybersécurité qui combinent les fonctions de gestion des informations de sécurité (SIM) et de gestion des événements de sécurité (SEM) afin d’assurer une surveillance en temps réel, la détection des menaces et la réponse aux incidents. Les systèmes SIEM recueillent, agrègent, mettent en corrélation et analysent les données de sécurité provenant de diverses sources au sein de l’infrastructure informatique d’une organisation afin d’identifier les menaces et incidents de sécurité potentiels. Les principaux composants d’un système SIEM sont les suivants :

Gestion des journaux, qui permet de stocker et de gérer de grandes quantités de données de journalisation et d’événements. Elle fournit des outils permettant d’indexer, de rechercher et d’archiver ces données, afin de les rendre accessibles à des fins d’analyse et de conformité.

Corrélation des événements de sécurité, qui analyse les données provenant de plusieurs sources afin d’identifier les tendances et les anomalies susceptibles d’indiquer des menaces de sécurité. Cette corrélation permet de distinguer les activités normales des incidents de sécurité potentiels.

Renseignement sur les menaces, proposé par certains systèmes SIEM grâce à l’intégration de flux tiers en temps réel sur les menaces, afin de bloquer ou de détecter de nouveaux types de signatures d’attaque, en complément de la capacité du système à identifier les menaces connues et les indicateurs de compromission (IoC).

  • Tests d’intrusion, souvent abrégés en « pentests », consistent à simuler des cyberattaques réelles contre des systèmes informatiques et des applications afin d’identifier les vulnérabilités. Lors de ces tests, des professionnels expérimentés de la sécurité tentent d’exploiter les vulnérabilités afin de déterminer les faiblesses face à différents vecteurs d’attaque avant que des acteurs malveillants ne puissent le faire. Il existe trois principaux types de tests d’intrusion.
    1. Dans le cadre des tests en boîte noire, les testeurs ont peu de connaissances préalables sur l’environnement cible, voire aucune. Cette approche simule un véritable attaquant ne disposant que d’un minimum d’informations sur les systèmes.
    2. Avec les tests en boîte blanche, les testeurs disposent d’une connaissance complète de l’environnement cible, notamment de l’architecture du système, du code source et des configurations, ce qui permet une évaluation plus approfondie.
    3. Dans le cadre d’un test en boîte grise, les testeurs ont une connaissance partielle de l’environnement cible, qui peut inclure certains détails du système, mais pas un accès complet au code source ni à l’architecture.
  • Menaces automatisées désigne les attaques malveillantes menées par des bots, des scripts ou des boîtes à outils de pirates informatiques plutôt que par des humains. Ces menaces peuvent exploiter les vulnérabilités inhérentes aux applications web et aux API, entraînant des failles de sécurité, des vols de données, des prises de contrôle de comptes, des fraudes et d’autres conséquences néfastes. Dans le paysage numérique actuel, la sécurité contre les bots est primordiale pour se prémunir contre les activités malveillantes et les menaces potentielles. Les solutions de gestion des bots jouent un rôle essentiel dans la détection et la réduction du trafic généré par les bots, en distinguant les utilisateurs légitimes des bots malveillants
  • Les contrôles d’accès sont des mesures et des politiques de sécurité qui déterminent qui est autorisé à accéder à des ressources spécifiques, à effectuer certaines actions ou à utiliser des services particuliers au sein de l’environnement informatique d’une organisation. Les contrôles d’accès jouent un rôle fondamental dans la protection des actifs numériques et des informations sensibles d’une organisation. Les défaillances du contrôle d’accès, qui surviennent lorsque l’application insuffisante des contrôles d’accès et des autorisations permet à des attaquants d’accéder à des fonctionnalités ou à des données sans y être autorisés, figurent parmi les principaux risques de sécurité recensés dans les projets OWASP Top 10 et API Security Top 10. L’authentification et l’autorisation n’ont jamais été aussi importantes, compte tenu de la transition du commerce vers les canaux numériques et de l’omniprésence des API, qui peuvent ne pas bénéficier du même niveau de granularité des contrôles d’accès ou de tests que les applications web traditionnelles.

Quelles sont les mesures et les bonnes pratiques en matière de cybersécurité ?

La sécurisation du cyberespace est complexe, mais les mesures et bonnes pratiques suivantes offrent un aperçu des différents outils et stratégies disponibles pour aider à élaborer et à mettre en œuvre des plans et des processus de cybersécurité robustes.

Authentification et contrôles d’accès

L’authentification et le contrôle des accès sont des éléments fondamentaux de la cybersécurité, qui permettent de garantir que seuls les utilisateurs autorisés peuvent accéder aux systèmes, aux données et aux ressources. La mise en œuvre des bonnes pratiques dans ces domaines, notamment le principe du moindre privilège et la sécurité Zero Trust, est essentielle pour protéger les informations sensibles et préserver l’intégrité de l’environnement numérique d’une organisation.

Les méthodes d’authentification et de contrôle des accès comprennent :

  • Politiques de mots de passe robustes. Les mots de passe forts constituent la première ligne de défense contre les accès non autorisés aux systèmes et aux données. Une politique de mots de passe bien définie contribue à garantir que les utilisateurs créent et conservent des mots de passe sécurisés. Toutefois, face à des outils de piratage de mots de passe toujours plus sophistiqués, les phrases secrètes longues offrent désormais une protection bien supérieure à celle des mots de passe simples. Les politiques doivent interdire la réutilisation des mots de passe, qui constitue l’une des principales causes des attaques par bourrage d’identifiants et des prises de contrôle de comptes. Bien que des politiques de mots de passe robustes soient essentielles, elles ne représentent qu’un volet d’une stratégie de sécurité globale et doivent être associées à d’autres fonctionnalités de sécurité, telles que l’authentification multifacteur ou des solutions intelligentes d’authentification, qui permettent d’authentifier les clients en toute sécurité sans recourir à des contrôles de sécurité contraignants tels que les CAPTCHA.
  • Authentification multifacteur (MFA). Outre la saisie d’un nom d’utilisateur et d’un mot de passe ou d’une phrase secrète, la MFA exige de l’utilisateur qu’il fournisse des facteurs supplémentaires pour accéder à une application, une ressource, un compte en ligne ou un autre service. En pratique, cela consiste souvent à saisir sur un smartphone ou dans un navigateur un code à usage unique reçu par e-mail ou SMS, ou à fournir des données biométriques, telles qu’une empreinte digitale ou une reconnaissance faciale. Les méthodes de MFA bien conçues continuent d’avoir leur place dans l’écosystème de sécurité d’une organisation, et la MFA est nécessaire pour se conformer à de nombreuses réglementations internationales, telles que la HIPAA, la norme de sécurité des données de l’industrie des cartes de paiement (PCI DSS), les exigences de la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), le RGPD et la deuxième directive de l’UE sur les services de paiement (DSP2). Cependant, les contrôles de MFA engendrent également des contraintes considérables pour les utilisateurs, ce qui suscite leur frustration et nuit au chiffre d’affaires de l’entreprise. En outre, la MFA n’est plus une solution miracle contre la fraude, car les cybercriminels contournent désormais couramment les défenses de MFA au moyen de diverses cyberattaques afin d’accéder aux données et aux comptes
  • Contrôle d’accès basé sur les rôles (RBAC). Le RBAC est un modèle de contrôle d’accès largement utilisé qui limite l’accès au système aux utilisateurs autorisés en fonction de leurs rôles et responsabilités au sein d’une organisation. Dans un système RBAC, des rôles ou des fonctions sont attribués aux utilisateurs, chacun étant associé à un ensemble d’autorisations et de droits d’accès qui déterminent les actions que l’utilisateur peut effectuer dans le système.

Sécurité des réseaux

La mise en œuvre de mesures de sécurité réseau permet de se protéger contre diverses menaces, notamment les cyberattaques, les violations de données et les accès non autorisés, afin de contribuer à la protection de l’infrastructure réseau et des actifs numériques.

Les mesures de Network security comprennent notamment :

Pare-feu. Les pare-feu sont un composant essentiel de la cybersécurité. Ils aident les organisations à protéger leurs ressources numériques, à préserver la confidentialité des données et à se défendre contre un large éventail de cybermenaces, notamment les logiciels malveillants, les tentatives de piratage, les attaques par déni de service et les accès non autorisés. Ils sont généralement déployés en périphérie, par exemple entre le réseau interne d’une organisation et Internet, afin de contrôler le trafic entrant et sortant de l’appareil ou du réseau conformément aux règles ou politiques de sécurité établies. Toutefois, les pare-feu inspectent généralement le trafic sortant lorsque les utilisateurs naviguent sur Internet, mais ne disposent pas des capacités de proxy et des performances nécessaires pour sécuriser correctement le trafic entrant vers les applications web et les API. Il existe plusieurs types de pare-feu, notamment :

  • Pare-feu basés sur l’hôte, qui fonctionnent au niveau de chaque appareil, tel qu’un ordinateur, un serveur ou un appareil mobile. Ils protègent contre les menaces telles que les logiciels malveillants ou les applications malveillantes qui tentent d’établir des connexions réseau non autorisées. Ils sont également utilisés dans les environnements d’entreprise pour renforcer la sécurité des terminaux et les protéger contre les menaces susceptibles de contourner les défenses au niveau du réseau.
  • Pare-feu réseau, qui fonctionnent aux couches inférieures du modèle OSI, généralement la couche 3 (réseau) et la couche 4 (transport). Ils sont chargés de filtrer le trafic et de prendre des décisions en fonction des adresses IP, des numéros de port et des protocoles de transport (par exemple, TCP, UDP). Ils contrôlent le flux de trafic entre différentes zones réseau, appliquent des politiques générales de sécurité réseau et protègent contre un large éventail de menaces provenant du réseau.
  • Pare-feu de nouvelle génération (NGFW), qui constituent une évolution plus riche en fonctionnalités des pare-feu réseau traditionnels avec état. Un NGFW effectue une inspection approfondie des paquets afin d’analyser précisément leur contenu, notamment les données de la couche applicative et le contexte utilisateur. Il peut identifier et classer le trafic réseau en fonction des applications ou services utilisés, même lorsque celui-ci transite par des ports non standard. Cela permet de contrôler avec précision les applications autorisées ou bloquées. Les NGFW peuvent également associer le trafic réseau à des utilisateurs ou groupes d’utilisateurs spécifiques, ce qui est particulièrement utile dans les environnements où des contrôles d’accès basés sur les utilisateurs sont en place.
  • Pare-feu d’applications web (WAF), qui protègent les applications web de couche 7 en filtrant, surveillant et bloquant tout trafic HTTP/S malveillant à destination de l’application web, et empêchent toute donnée non autorisée de quitter l’application. Pour ce faire, ils appliquent un ensemble de politiques permettant de déterminer quel trafic est malveillant et lequel est sûr. Grâce aux progrès de l’apprentissage automatique, certains WAF peuvent mettre à jour automatiquement leurs politiques à mesure que les menaces évoluent. Les WAF sont spécialement conçus pour contrer les vulnérabilités et les menaces ciblant les applications web, telles que l’injection SQL, le cross-site scripting (XSS) et la falsification de requête côté serveur (SSRF). Pour découvrir les principales différences entre un pare-feu nouvelle génération (NGFW) et un pare-feu d’applications web (WAF), consultez WAF ou NGFW : de quelle technologie avez-vous besoin ?
  • Solutions de protection des applications web et des API (WAAP), qui offrent des garanties encore plus complètes et protègent l’ensemble de la surface d’attaque des applications modernes grâce à des protections intégrées comprenant un WAF, la sécurité des API, l’atténuation des attaques DDoS des couches 3 à 7 et la protection contre les bots afin de contrer l’exploitation des vulnérabilités, les erreurs de configuration, les attaques visant l’authentification et les autorisations, ainsi que les menaces automatisées susceptibles d’entraîner une prise de contrôle de compte (ATO) et des fraudes. Une plateforme WAAP distribuée permet de déployer facilement des politiques cohérentes, d’étendre la sécurité à l’ensemble de votre parc d’applications et d’API, quel que soit leur environnement d’hébergement, et d’intégrer la sécurité au cycle de vie des API ainsi qu’aux écosystèmes plus larges.

Systèmes de détection d’intrusion (IDS)sont des outils de cybersécurité qui analysent et évaluent l’intégrité du trafic réseau afin d’identifier les schémas d’attaque connus, les activités anormales et les utilisations non autorisées. Lorsqu’une menace est détectée, ces systèmes alertent les professionnels de la sécurité de l’organisation afin qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires. Il convient de noter que les IDS ont perdu en popularité en raison des avantages offerts par les systèmes de prévention des intrusions (IPS), capables de détecter les menaces et d’appliquer des mesures de protection en temps réel, notamment grâce à des signatures efficaces. Il existe deux types d’outils IDS :

  • Système de détection d’intrusion réseau (NIDS), qui surveille le trafic réseau afin de repérer tout signe d’activité non autorisée ou malveillante. Les outils NIDS analysent en temps réel les paquets de données circulant sur un réseau et détectent toute anomalie ou tout schéma susceptible d’indiquer une menace de sécurité.
  • IDS basé sur l’hôte (HIDS), qui surveille et analyse les activités et les événements se produisant sur un hôte unique, tel qu’un serveur, un poste de travail ou un terminal. Lorsqu’un HIDS détecte des activités suspectes ou potentiellement malveillantes, il génère des alertes ou des notifications, et conserve des journaux et des données à des fins d’analyse forensique, afin d’aider les équipes de sécurité à enquêter sur les incidents.

Les réseaux privés virtuels (VPN) établissent des connexions sécurisées et chiffrées entre l’appareil distant d’un utilisateur et l’infrastructure de l’entreprise, souvent située dans une autre zone géographique. Lorsqu’un utilisateur se connecte à un VPN, le trafic Internet est acheminé par un tunnel chiffré, ce qui le protège contre d’éventuelles interceptions ou attaques de pirates informatiques et masque l’adresse IP de l’utilisateur. La confidentialité et la sécurité en ligne s’en trouvent renforcées, car les données transmises sont illisibles sans la clé de déchiffrement.

Les VPN font désormais partie intégrante des stratégies de sécurité de nombreuses organisations, car ils étendent en quelque sorte le périmètre du réseau d’entreprise et permettent aux utilisateurs d’accéder en toute sécurité aux applications de l’entreprise où qu’ils se trouvent. Les VPN sont devenus indispensables pendant la pandémie, lorsque des millions de télétravailleurs ont dû se connecter en toute sécurité aux ressources de leur entreprise via Internet. Ils sont également couramment utilisés pour protéger les informations sensibles, accéder à des contenus soumis à des restrictions géographiques et préserver l’anonymat en li

Bien que les VPN renforcent la sécurité et la confidentialité des activités en ligne, ils ne sont pas à l’abri des problèmes de sécurité. Comme les utilisateurs établissent généralement une connexion VPN depuis un terminal distant, ces terminaux constituent à la fois des points d’accès et des cibles privilégiées pour les cyberattaquants. Il est nécessaire de s’assurer que le terminal est sécurisé avant de l’autoriser à se connecter à distance au réseau de l’entreprise, afin de protéger les communications et l’infrastructure à laquelle il se connecte.

Des contrôles d’authentification robustes pour les utilisateurs comme pour les appareils sont également nécessaires afin de réduire les risques de sécurité liés aux VPN. Veillez à utiliser des mots de passe robustes et une authentification multifacteur pour authentifier les utilisateurs et, si possible, fournissez aux télétravailleurs des appareils d’entreprise sécurisés, dotés de certificats clients et d’une protection des terminaux.

Le courtier de sécurité d’accès au cloud (CASB) et le périmètre de services de sécurité (SSE) sont des composantes de la sécurité basée sur le cloud. Le CASB est un point d’application des politiques de sécurité placé entre les entreprises utilisatrices de services cloud et les fournisseurs de services cloud afin d’appliquer les politiques de sécurité de l’entreprise lors de l’accès aux ressources cloud. Les solutions CASB offrent divers avantages en matière de sécurité qui permettent aux entreprises de réduire les risques, d’appliquer des politiques telles que l’authentification et la mise en correspondance des identifiants sur différentes applications et différents appareils, de prévenir les fuites de données sensibles et de garantir la conformité réglementaire.

Le SSE est une architecture réseau et de sécurité qui intègre plusieurs services de sécurité basés sur le cloud ainsi que des fonctionnalités de réseau étendu (WAN) au sein d’une solution cloud native. Le SSE est conçu pour fournir des services complets de sécurité et de réseau directement depuis le cloud, tout en assurant le respect des politiques de sécurité de l’entreprise, ce qui en fait un composant essentiel du paysage moderne de la sécurité.

Les CASB et le SSE sont des éléments importants d’un cadre de confiance zéro, qui repose sur le principe « ne jamais faire confiance, toujours vérifier ». Cela signifie qu’aucun utilisateur, appareil ou système ne doit être considéré comme fiable par défaut, quels que soient son emplacement ou sa connexion réseau. Les CASB et le SSE peuvent renforcer les principes de confiance zéro en offrant davantage de visibilité, de contrôle et de mesures de sécurité pour les ressources cloud. Les solutions CASB et SSE prennent également en charge l’authentification forte et la vérification de l’identité, ainsi que l’application de contrôles d’accès granulaires fondés sur les rôles et les autorisations des utilisateurs, le niveau de confiance des appareils et d’autres facteurs contextuels, qui constituent des éléments clés des principes de confiance zéro.

Chiffrement des données

Le chiffrement des données est un élément fondamental de la cybersécurité moderne. Il permet de protéger les informations sensibles dans différents contextes, notamment lors de leur stockage et de leur transmission. Au cours du processus de chiffrement, des algorithmes utilisent des clés de chiffrement pour convertir des données ou des informations ordinaires (« texte en clair ») en code ou « texte chiffré », afin de les protéger contre tout accès ou toute utilisation non autorisés. Pour inverser le processus de chiffrement et reconvertir le texte chiffré en texte en clair, le destinataire (ou l’utilisateur autorisé) doit disposer de la clé de déchiffrement correspondante. Ainsi, même si une personne accède aux données chiffrées, elle ne peut ni les lire ni les comprendre sans la clé de déchiffrement appropriée.

Les trois principales formes de chiffrement sont les suivantes :

  • Symétrique, qui utilise la même clé pour le chiffrement et le déchiffrement. Le chiffrement symétrique est rapide et efficace pour chiffrer des données à grande échelle ou en masse, mais nécessite une distribution sécurisée des clés, car si la clé est compromise lors de sa distribution, la sécurité de l’ensemble du système peut l’être également.
  • Asymétrique, qui utilise une paire de clés pour le chiffrement et le déchiffrement. Une clé publique est utilisée pour le chiffrement, tandis que le déchiffrement nécessite une clé privée distincte qui doit rester secrète. Le chiffrement asymétrique offre un niveau de sécurité élevé et facilite la sécurisation des communications et l’authentification, mais il exige davantage de ressources de calcul. Il est souvent utilisé pour sécuriser les canaux de communication, authentifier les signatures numériques et établir des connexions sécurisées. Chiffrement SSL/TLS, un cadre de sécurité permettant de naviguer sur le Web en toute sécurité, utilise le chiffrement asymétrique. La dernière version du protocole TLS est TLS 1.3, qui intègre une nouvelle fonctionnalité de sécurité importante appelée confidentialité persistante (Perfect Forward Security, PFS). Le mécanisme d’échange de clés utilisé dans le protocole PFS est généré dynamiquement pour chaque session et n’est utilisé que pendant celle-ci. Même si un attaquant accède à la clé privée utilisée pour chiffrer les communications en cours, la PFS l’empêche de déchiffrer les communications passées ou futures. Bien que TLS 1.3 et la PFS renforcent la résilience du chiffrement, ils n’éliminent pas complètement le risque d’attaques de l’homme du milieu. Les entreprises ont souvent du mal à trouver un équilibre entre le déchiffrement de bout en bout, la confidentialité et les risques, notamment lorsque les outils de leurs écosystèmes de sécurité offrent des niveaux de prise en charge variables des protocoles TLS et des suites cryptographiques. En outre, de nombreux contrôles de sécurité ne sont pas conçus pour effectuer le déchiffrement à grande échelle. Le recours à une solution spécialement conçue pour le déchiffrement et le chiffrement SSL/TLS, prenant en charge l’interception dynamique, le chaînage de services et l’orientation du trafic fondée sur des politiques, peut aider à concilier visibilité et sécurité avec performances et respect de la vie privée des utilisateurs.
  • Hachage, qui consiste à transformer des données en un code de longueur fixe appelé empreinte, condensé de message ou somme de contrôle, généralement représenté par un nombre hexadécimal ou une chaîne de caractères. L’empreinte est créée à l’aide d’un algorithme et est généralement conçue comme une fonction à sens unique, de sorte qu’il est impossible d’inverser le processus pour retrouver les données d’origine. Le hachage remplit de nombreuses fonctions en matière de cybersécurité, mais il est couramment utilisé pour sécuriser les communications entre deux parties en vérifiant que les messages n’ont pas été altérés pendant leur transmission.

Gestion des correctifs

La gestion des correctifs joue un rôle essentiel pour garantir la sécurité et l’intégrité des systèmes informatiques, des applications et des réseaux. L’élaboration de politiques définissant clairement les procédures et les calendriers peut aider les organisations à identifier et à appliquer rapidement les mises à jour afin de corriger les vulnérabilités, de réduire la surface d’attaque et de limiter le risque d’exploitation par des cybercriminels. Cet enjeu est d’autant plus important que le nombre de vulnérabilités et expositions courantes (CVE) publiées augmente rapidement et devrait atteindre un rythme de 500 nouvelles CVE au cours d’une semaine type en 2025.

Une gestion efficace des correctifs est un processus continu qui comprend les stratégies suivantes :

  • Élaborez et appliquez une politique de gestion des correctifs qui définit les procédures de test et de déploiement des correctifs.
  • Créez un calendrier de déploiement qui tienne compte du risque lié aux vulnérabilités et de leur impact potentiel sur les opérations.
  • Utilisez des outils de gestion des correctifs et l’automatisation afin de rationaliser le processus de déploiement et de réduire les interventions manuelles. L’automatisation permet de garantir que les correctifs sont appliqués de manière cohérente et rapide.
  • Mettez en place une surveillance continue des systèmes et des réseaux afin de détecter les nouvelles vulnérabilités et d’identifier les systèmes auxquels les correctifs n’ont pas été appliqués. Veillez à ce que tous les systèmes, y compris les appareils distants et mobiles, soient maintenus à jour.

Réponse aux incidents et reprise

L’élaboration et la mise à jour de plans de réponse aux incidents et de reprise sont des composantes essentielles d’une stratégie de cybersécurité permettant aux organisations de se préparer aux cyberattaques et aux violations de données, d’y répondre et de s’en remettre. Cette stratégie doit inclure les éléments suivants :

  • Élaborez un plan de réponse aux incidents. Celui-ci peut jouer un rôle important dans l’atténuation des failles de sécurité en fournissant une approche structurée et proactive pour identifier les incidents de cybersécurité potentiels et y répondre. Cela implique d’identifier les parties prenantes et de définir les rôles et responsabilités au sein d’une chaîne de commandement claire pour le signalement et la remontée des incidents. Élaborez des procédures permettant de surveiller les réseaux et les systèmes afin de détecter les activités suspectes et les signes de compromission, et mettez en œuvre des mesures détaillées, étape par étape, pour contenir et atténuer les failles. Testez régulièrement le plan de réponse aux incidents afin d’en identifier les faiblesses et d’améliorer les interventions.
  • Élaborez des plans de continuité des activités et de reprise après sinistre (BCDR). Les plans BCDR contribuent à assurer la continuité des opérations critiques de l’entreprise en cas de perturbations, telles que des failles de sécurité. Les sauvegardes régulières des données constituent un élément essentiel des plans BCDR, car elles permettent de restaurer les données dans un état antérieur non compromis en cas de violation ou de corruption des données. Tous les plans BCDR doivent être régulièrement testés au moyen de simulations et d’exercices afin de confirmer leur efficacité et de permettre aux organisations d’identifier leurs faiblesses et d’affiner leurs stratégies d’intervention.
  • Déployez un pare-feu applicatif web, qui peut constituer une mesure provisoire essentielle pour limiter l’exploitation des vulnérabilités.

Tendances émergentes en matière de cybersécurité

La cybersécurité continue d’évoluer et de s’adapter aux nouvelles menaces et aux nouveaux défis. Les tendances émergentes en matière de cybersécurité reflètent non seulement l’évolution du paysage des menaces, mais aussi les avancées technologiques majeures. Parmi ces tendances figurent :

  • Intelligence artificielle et apprentissage automatique dans le domaine de la cybersécurité. Les entreprises d’aujourd’hui sont confrontées au défi de sécuriser une surface d’attaque en pleine expansion, qui englobe les architectures d’applications traditionnelles et modernes, plusieurs clouds, les centres de données sur site, les sites en périphérie et d’innombrables terminaux. Les organisations se tournent de plus en plus vers l’IA et l’apprentissage automatique pour déployer la cybersécurité d’entreprise à grande échelle dans les environnements informatiques distribués, ce qui permet de mettre en place des mesures de sécurité plus adaptatives et réactives. L’IA et l’apprentissage automatique sont utilisés dans les solutions de cybersécurité pour améliorer la détection des menaces, automatiser la réponse aux incidents et analyser de vastes ensembles de données afin d’identifier les schémas et les anomalies révélateurs de cybermenaces, ainsi que pour appliquer des mesures d’atténuation automatisées grâce à des analyses et des mesures correctives en boucle fermée. Par ailleurs, l’IA et l’apprentissage automatique sont également utilisés par les cybercriminels pour créer des attaques par hameçonnage plus réalistes et des hypertrucages, ce qui pose de nouveaux défis aux spécialistes de la cybersécurité.
  • Sécurité de l’Internet des objets (IoT). Les appareils intelligents connectés, tels que les thermostats intelligents qui consultent les prévisions météorologiques du lendemain ou les réfrigérateurs qui inventorient et commandent automatiquement des aliments, offrent de nombreux avantages, mais présentent également de multiples menaces en matière de cybersécurité. De nombreux appareils IoT ne disposent pas de fonctionnalités de sécurité robustes et peuvent utiliser des noms d’utilisateur et des mots de passe par défaut qui sont rarement modifiés, ce qui en fait des cibles faciles pour les cyberattaquants, qui peuvent prendre le contrôle de ces appareils à des fins malveillantes, telles que le vol de données ou l’atteinte à la vie privée. Les appareils IoT compromis peuvent également être intégrés à des botnets et utilisés pour lancer des attaques par déni de service distribué (DDoS). Pour atténuer ces menaces, les organisations qui utilisent des appareils IoT doivent établir des politiques de sécurité IoT complètes ainsi que des pratiques visant à empêcher les acteurs malveillants de prendre le contrôle de ces appareils connectés.
  • Sécurité du cloud. À mesure que les organisations font appel à davantage de services et de fournisseurs cloud, leur surface d’exposition aux risques s’étend et elles sont confrontées à des menaces de sécurité toujours plus sophistiquées. Une approche traditionnelle de la sécurité fondée sur le périmètre ne suffit plus à protéger une architecture décentralisée et distribuée. La sécurité du cloud hybride et la sécurité multicloud sont des modèles qui assurent une gestion cohérente et complète des risques afin de protéger l’ensemble des applications, des API et des charges de travail de l’environnement d’une organisation, quel que soit leur lieu d’hébergement. La sécurité hybride et multicloud aide les organisations à renforcer leur posture de sécurité en déployant des contrôles et des politiques de sécurité cohérents sur plusieurs services cloud, intégrés aux outils et fonctionnalités natifs de chaque fournisseur cloud. Le recours à plusieurs couches de sécurité offre une approche de défense en profondeur qui peut améliorer la résilience face aux pannes et aux perturbations, tout en apportant l’agilité nécessaire à l’évolution des applications et des API.
  • Technologie blockchain et cybersécurité. Certaines technologies blockchain peuvent être utilisées pour renforcer la cybersécurité, notamment grâce à la gestion décentralisée des identités et au partage sécurisé des données entre les parties autorisées. En outre, le registre immuable de la blockchain peut servir de piste d’audit transparente et infalsifiable afin de vérifier l’intégrité des journaux, des transactions et d’autres enregistrements de sécurité critiques. Cependant, les technologies blockchain ne sont pas à l’abri de la cybercriminalité. La sécurité des systèmes blockchain dépend de divers facteurs, notamment de la conception de la blockchain concernée, de son mécanisme de consensus ainsi que de la vigilance des utilisateurs et des développeurs. Les cryptomonnaies peuvent être volées sur des ordinateurs aussi facilement que des numéros de carte bancaire ou des identifiants, et les plateformes basées sur la blockchain, telles que les places de marché de NFT, sont fréquemment victimes de violations de sécurité perpétrées par des bots et des attaques automatisées. En outre, la popularité du minage de cryptomonnaies a entraîné l’essor de la cybercriminalité liée au cryptojacking, qui consiste pour les attaquants à cibler des serveurs et à en prendre le contrôle afin d’y installer des logiciels conçus pour miner des cryptomonnaies. Détourner les ressources d’un système et les contraindre à miner des cryptomonnaies peut s’avérer très lucratif pour les criminels, à condition de disposer d’une puissance de calcul suffisante.

Conformité et formation

De nombreuses exigences et réglementations en matière de conformité établissent des normes de cybersécurité auxquelles les organisations et les entités publiques doivent se conformer afin de protéger les données sensibles et d’atténuer les cybermenaces. En outre, la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA), qui relève du département de la Sécurité intérieure des États-Unis, fait office de centre national d’information sur la cybersécurité et gère un centre opérationnel 24 h/24 et 7 j/7 chargé de la connaissance de la situation, de l’analyse et de la réponse aux incidents. La CISA fournit un Plan national de réponse aux cyberincidents qui définit le rôle des entités du secteur privé, des administrations des États et des collectivités locales, ainsi que de plusieurs agences fédérales dans la réponse aux incidents de cybersécurité. La CISA propose également une formation à la réponse aux incidents qui vise à sensibiliser aux principes fondamentaux de la cybersécurité et à promouvoir les bonnes pratiques afin d’aider les organisations à préparer une réponse efficace en cas de cyberincident, ainsi que des stratégies permettant d’éviter que de tels incidents ne se produisent. Les principales exigences et réglementations en matière de conformité comprennent :

  • Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui définit les mesures de protection de la vie privée et les obligations applicables aux entreprises traitant des données à caractère personnel provenant de l’UE. Le RGPD impose des règles strictes en matière de traitement et de sécurité des données, ainsi que de transferts transfrontaliers de données, et prévoit des sanctions importantes en cas de non-conformité. Toute entreprise qui traite des données à caractère personnel provenant de l’UE ou les données d’un résident de l’UE est soumise au RGPD, qu’elle exerce ou non des activités dans l’UE.
  • California Consumer Privacy Act (CCPA), un cadre législatif conçu pour contribuer à protéger les informations personnelles sensibles des consommateurs californiens. Le CCPA garantit aux Californiens des droits en matière de confidentialité des données, notamment le droit de connaître les informations personnelles collectées par une entreprise ainsi que la manière dont elles sont utilisées et partagées, le droit de supprimer les informations personnelles collectées (sous réserve de certaines exceptions) et le droit de refuser la vente ou le partage de leurs informations personnelles.
  • Norme de sécurité des données de l’industrie des cartes de paiement (PCI DSS), une norme de sécurité de l’information conçue pour renforcer les contrôles relatifs aux données des titulaires de cartes afin de réduire la fraude aux cartes de paiement. La norme PCI DSS définit les exigences minimales de sécurité que les commerçants doivent respecter lorsqu’ils stockent, traitent et transmettent les données des titulaires de cartes. Ces exigences comprennent des mesures renforcées visant à garantir la sûreté et la sécurité des transactions en ligne afin de protéger les consommateurs, les entreprises et les émetteurs de cartes lors des transactions commerciales en ligne.
  • Health Insurance Portability and Accountability Act (HIPAA), une loi fédérale qui protège la confidentialité et la sécurité des informations de santé des patients aux États-Unis et garantit la portabilité de la couverture d’assurance maladie. La règle de sécurité de l’HIPAA établit un ensemble de normes de sécurité nationales visant à protéger certaines informations de santé conservées ou transmises sous forme électronique. Elle définit également les mesures de protection techniques et non techniques que les organisations doivent mettre en place pour sécuriser les informations de santé électroniques protégées des personnes.
  • Le « Federal Risk and Authorization Management Program (FedRAMP) » est un programme à l’échelle de l’ensemble de l’administration qui favorise l’adoption de services cloud sécurisés au sein du gouvernement fédéral. En proposant une approche normalisée de la sécurité et de l’évaluation des risques pour les technologies cloud et les agences fédérales, FedRAMP permet au gouvernement fédéral d’accélérer l’adoption du cloud computing grâce à la mise en place de normes et de processus transparents pour les autorisations de sécurité, ce qui permet aux agences de tirer parti de ces autorisations à l’échelle de l’ensemble de l’administration.

Formations et certifications

La sophistication croissante des cybermenaces souligne la nécessité de suivre régulièrement des formations en sécurité et d’obtenir des certifications afin de rester au fait de l’évolution des menaces et d’acquérir les compétences spécialisées nécessaires. En effet, il existe une pénurie générale de professionnels de la sécurité informatique, et de nombreux établissements d’enseignement et programmes de formation peinent à répondre à la demande. La cybersécurité est un domaine complexe et pluridisciplinaire qui englobe différents champs d’expertise et exige de faire preuve de curiosité. Il peut donc être difficile de trouver des professionnels possédant une expertise dans tous ces domaines.

La certification en cybersécurité la plus prestigieuse est sans doute la certification Certified Information Systems Security Professional (CISSP), délivrée par l’International Information System Security Certification Consortium, ou (ISC)². La certification CISSP constitue une référence mondialement reconnue pour les professionnels de la sécurité de l’information et exige généralement au moins cinq ans d’expérience professionnelle cumulée ainsi que la réussite à un examen rigoureux.

Un autre organisme de premier plan dans le domaine de la formation et de la certification en cybersécurité est l’EC-Council, qui propose un large éventail de cours et de formations destinés aux professionnels de la sécurité, notamment une certification de Certified Ethical Hacker. Ce programme enseigne principalement comment tester la sécurité des systèmes informatiques, des réseaux et des applications en utilisant les techniques employées par les pirates malveillants. En repérant les vulnérabilités avant que les cybercriminels ne puissent les exploiter, les hackers éthiques contribuent à protéger les informations sensibles et les infrastructures critiques contre les cyberattaques.

La Computing Technology Industry Association (CompTIA) est un autre organisme de référence en matière de formation et de certification en cybersécurité. La certification Security+ de CompTIA est reconnue à l’échelle mondiale. Elle atteste la maîtrise des compétences fondamentales nécessaires à l’exercice des principales fonctions de sécurité et permet aux candidats qui l’obtiennent de faire carrière dans la sécurité informatique.

Comment F5 peut vous aider

La connaissance des menaces de cybersécurité et des bonnes pratiques permettant de les atténuer est essentielle pour protéger les informations sensibles, les actifs critiques et l’infrastructure de votre organisation. Elle vous permet de prendre des mesures proactives pour vous prémunir contre ces menaces et méthodes d’attaque, ainsi que de mettre en place des plans efficaces de gestion des risques et de réponse aux incidents afin que votre organisation puisse réagir rapidement et efficacement aux événements imprévus. Cela peut considérablement réduire l’impact d’un incident de cybersécurité et accélérer le processus de reprise.

F5 propose une gamme complète de solutions de cybersécurité qui assurent une protection robuste des applications, des API et des services numériques qu’elles alimentent. Ces solutions, notamment les WAF, la sécurité des API, la défense contre les bots et l’atténuation des attaques DDoS, protègent les applications et les API dans toutes les architectures, tous les clouds et toutes les intégrations d’écosystèmes, réduisant ainsi les risques et la complexité opérationnelle, tout en accélérant la transformation numérique et en diminuant le coût total de la sécurité des applications. Nos solutions de sécurité fonctionnent tout simplement, qu’il s’agisse d’applications anciennes ou modernes, dans les centres de données, dans le cloud, à la périphérie, au sein de votre architecture actuelle comme de celles qui accompagneront votre organisation dans les années à venir.